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La wilaya d'oran
Oran (Wahran les deux lions), aussi appelée El Bahia (« la radieuse »), est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom sur le golfe d'Oran.
Oran est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour(Murdjadjo), d'une hauteur de 375 m. L'agglomération s'étage de part et d'autre du profond ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.
Située à 450 km de la capitale Alger, Oran est la deuxième ville d'Algérie et compte aujourd'hui environ 897 700 habitants (1 520 000 hab. avec l'agglomération). Oran est un pôle industriel (zone industrielle d'Arzew, de Hassi Ameur, Bethioua etc.) et universitaire (Université d'Oran, USTO, Faculté de Médecine, etc.).
Étymologie
- Ifri c'est l'ancien nom de la ville d'Oran qui veut dire en berbère littéralement la caverne. Les habitants d'Oran étaient les Berbères de la tribu Azedjaghe. Disparurent de la ville.
- Le nom Wahran a été donné par Sidi Maakoud Al-Mahaji et Sidi Khrouti Belmekssoud Al-Mahaji, Anciens chasseurs de lions a Oran, les deux appartiennent a des fractions de chorafas (confrérie de Al-Mahaja).
- Le nom Wahran (en arabe) dérive du mot Singulier Wahr Cri Fort du Lion (Rugissement). Wahran est la paire de Wahr .
- Il existe devant la mairie d'Oran deux grandes statues représentant deux grands lions males, d'ou vient l'appellation de Wahran.
- Les deux derniers lions chassés se trouvaient sur la montagne prés d'Oran et qui d'ailleurs s'appelle (la montagne des lions).
- Chorafas dits Al-Mahaja, leur ascendance remonte a la Dynastie Idrisside. ( descendants de Idriss I ) vivent en majeure partie au Nord du Maroc et à l’Ouest de l’Algérie. Il existe de nombreux sanctuaires de Chorafas (Ceux-ci descendent de El-Hassan, fils d’Ali et Fatima la fille du Prophète). La famille est connue alors sous le nom de Al-Mahaja, comme le veut la tradition familiale.
- Chorafas (les descendants du prophéte paix et salut sur lui) Sont vénérés et aimés par toute la population, jusqu'au jour d'aujourd'hui.
- Le nom Oran apparaîtra pour la première fois dans un portulan génois en 1384.
Histoire
Oran, par sa situation sur la Méditerranée face à l'Espagne, proche de Carthagène et d'Almería, n'est vers l'an 900 de notre ère, qu'un petit village que fréquentent des marins andalous, émissaires des Omeyyades de Cordoue. Il offre surtout un refuge aux contrebandiers et aux pirates.
Période préhistorique et antiquité
Le site d'Oran a été une station préhistorique mise en évidence par des fouilles archéologiques entreprises aux XIXe et XXe siècles. Des traces datant d'au moins 100.000 ans ont été relevées. Des grottes du palélolithique et du néolithique ont été mises en évidence. Les grottes du Cuartel, de Kouchet El Djir et celles des carrières d'Eckmühl, dites abri Alain, ont été les lieux où ont été effectués des fouilles entreprises par François Doumergue et Paul Pallary en 1892. De nombreuses pièces archéologiques ont été récoltées dont certaines sont déposées au musée Zabana, comme un bloc stratigraphique et une multitude d'outils composés de lissoirs, haches polies, lamelles, couteaux… La plupart des sites, classés de surcroît, ont aujourd'hui disparus par l'extension des carrières et de l'habitat précaire.
L’Antiquité :
Plusieurs sites ont été recensés dans les environs d'Oran. Ils révèlent une présence punique et romaine notamment. La période punique (VIe siècle et Ier siècle avant J.-C) se matérialise par l'immense nécropole des Andalouses, et la fourniture de beaucoup d'objets d'artisanat, (vases, coupes, urnes…) Ces sites ont été révélés lors de l'agrandissement de la zone touristique de la plage des Andalouses à 30 km à l'ouest d'Oran. Beaucoup d'autres objets sont récoltés régulièrement de nos jours dans les régions limitrophes de Bousfer et celle d'El Ançor. Cette région a fourni beaucoup de mosaïques et statues comme celles qu'on peut apercevoir au Musée Zabana (Poséidon, Hercule, Bacchus, Apollon).
Période berbero-arabe
- 910-1082 : Oran devient un perpétuel objet de conflit entre Omeyyades d'Espagne et Fatimides de Kairouan.
- 1082-1145 : Présence des Almoravides berbère du Sahara occidental (Saguya El Hamra) leur nom de L’arabe (El Mourabitoun). Rappelons que son surnom du sidi vient de l’Arabe sidi (mon seigneur).Sidi Ghalem (m’rabet).Et de descendance des almoravide. Ce qui a donné Naissance de (La Tribut d’El Ghoualem).Les habitants de ces Tribues son tous des descendants des (El Mourabitoun). Sidi Ghalem, Ain el Harrous, Mekedra, Tafraoui, Mekhalif, M'lata et Samour.
- En 1145, Ibrahim Ben Tachfin périt à Oran en luttant contre les troupes Almohades déjà victorieuses devant Tlemcen.
- 1145-1238 : Présence des Almohades de Marrakech. 1147 marque le début des persécutions contre les juifs d'Oran.
- 1238-1509 : Présence des Zianides de Tlemcen puis des Mérinides de Fes. La protection de l'émir, le système douanier (tarifs), le commerce avec Marseille, et les républiques italiennes de Gênes et de Venise, avec lesquelles Oran signe en 1250 un traité de Commerce, pour une durée de quarante ans, font des Oranais des gens riches, à tel point que vers la fin du XIVe siècle le célèbre historien arabe Ibn Khaldoun pouvait s'exprimer ainsi : « Oran est supérieure à toutes les autres villes par son commerce. C'est le paradis des malheureux. Celui qui arrive pauvre dans ses murs en repart riche ». La ville excelle dans l'exportation du plomb, de la laine, des peaux, des burnous fins, des tapis, des haïks, du cumin, des noix de Galle, sans oublier la traite des esclaves noirs.
Période espagnole
Nous sommes au début du XVIe siècle. Au mois de juillet 1501, bien avant les Espagnols, les Portugais lancent une expédition pour tenter d'accoster sur la plage des Andalouses.
Il faudra cependant attendre le débarquement de Mers-el-Kébir, en 1505, pour voir l'Espagne s'engager dans la première expédition organisée contre Oran. La cité comptait alors six mille feux, soit environ vingt-cinq mille habitants. La prise de la ville par l'armée du cardinal Francisco Jiménes de Cisneros commandée par Pedro Navarro, est effective le 17 mai 1509.
En 1554 le gouverneur était le comte d'Alcaudete. Il fit alliance avec le sultan marocain Mohammed ech-Cheikh contre les Turcs qui étaient installés à Alger.
Don Pedro Garcerán de Borja, qui était le grand maître de l'ordre de Montesa, capitaine général, est nommé à Oran depuis un an lorsque le 14 juillet 1568, don Juan d'Autriche, fils bâtard de Charles Quint, frère du roi Philippe II, arrive dans le port de Mers-el-Kébir.
Les espagnols procédèrent à des travaux de restauration de la forteresse destinée à loger les gouverneurs de la ville. « Les fortifications de la place se composaient d'une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou casbah ». Le gouverneur espagnol « établira son quartier général dans ce donjon ». Longues de plus de deux kilomètres et demi, ces fortifications comprenaient de nombreux forts, bastions et tours-vigies.
Au 16e Siècle, les Espagnols font d’Oran une place forte et construisent une prison sur un éperon rocheux prés de la rade de Mers El Kebir. Ce lieu était peuplé par de nombreux singes (los monos en espagnol). Qui donnèrent son nom a la forteresse, Les déportés Espagnols enfermés à La Mona pouvaient apercevoir leur familles une fois par an, le dimanche de paques. Celles-ci se réunissaient au pied du mur et leur faisaient passer des gâteaux briochés a l’aide de longs bâtons, Depuis cette époque les Oranais continuent a déguster des (Mounas) chaque année pendant le repas pascal.
1563 : Construction au sommet du pic de l'Aïdour, du fort de Santa-Cruz par Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz.
1669 : expulsion massive des juifs hors d’Oran par les Espagnols.
1770 : Oran est une ville de 532 maisons particulières et 42 édifices, une population de 2 317 bourgeois et 2 821 déportés libres se livrent au nègoce.lorsque les Espagnols quittent Oran en 1792, il ne reste qu’un seul européen, un Français, le sieur Gaillard né en 1750 a Paris et naturalisé espagnol sous le nom de Galardo.
Malgré ces fortifications, la ville était l'objet d'incessantes attaques jusqu'au pied même des remparts. C'est ainsi qu'en 1707 Moulay Ismaïl Al-Alawin, sultan du Maroc de (1672 a 1727) ayant tenté de forcer la défense, voit son armée décimée. La ville dès lors, connaît une croissance continue : il lui faut gagner de l'espace et de l'air. Elle voudra faire éclater l'insupportable corset de pierres qui l'étouffe. La démolition des murailles est menée à bien sur plusieurs années. C`était en ce moment la, les espagnols coincés, s`enferment a l’intérieur du fort, par manque de ravitaillement ils se nourrissent pour la première fois par la fameuse calentica. En espagnol CALIENTE (chaud) la calentica est cuite au four et faite a base de farine de pois chiches, l'eau et l'huile.
La Porte du Santon Bab El-Hamra (ancien jardin weldsford) construite en 1745.
1780 : les Espagnols entament des pourparlers avec l’Angleterre en vue d’un échange avec Gibraltar.
Période ottomane
Les Espagnols restent maîtres de la cité jusqu'en 1708; ils en sont chassés par le Bey turc Mustapha Ben Youssef, dit Bouchelaghem . Les Turcs sont restés pendant 24 ans ce qui a permi le retour des exilés juifs. en 1732 les espagnols reviennent en force pour réoccuper Mers El-Kébir avec l’armada du duc de Montemar apres la victoire remportée a Ain El Türk.
Le mois d'octobre 1790 va plonger, d'une façon foudroyante, la ville d'Oran dans la désolation et dans le deuil. Dans la nuit du 8 au 9, un violent séisme fit plus de trois mille victimes en moins de sept minutes. À la suite de ce terrible événement, le roi d'Espagne Charles IV ne vit plus l'intérêt d'occuper Oran, qui devenait de plus en plus onéreuse et périlleuse; il entame des discussions qui dureront plus d'une année avec le Bey d'Alger. Un traité est signé le 12 septembre 1792. Après un long siège et un nouveau tremblement de terre qui désorganise les défenses espagnoles, le Bey Mohamed Ben Othman dit Mohamed El Kébir prend possession d'Oran le 8 octobre de la même année. Et accorda diverses faveurs aux juifs pour qu’ils se réinstallent à Oran.
1794, des pèlerins venus de la Mecque apportent une nouvelle épidémie de peste et la ville redevient pratiquement déserte.
En 1796, la mosquée, dite du Pacha (en l'honneur d'Hassan Pacha, dey d'Alger), est construite par les Turcs avec l'argent provenant du rachat des prisonniers espagnols, après le départ définitif de ces derniers . le premier imam arabe qui fut responsable de la grande mosquée est Cheikh Sidi Mohamed Es-Senni Al-Mahaji. Un savant érudit qui fut l'un des conseillers du Bey d'Oran et exerçait comme inspecteur principal sous le règne du Bey Mohamed El Kbir (1778-1799) fut enterré dans un cimetière qui porte aujourd'hui le nom de l’un de ses disciples, Sid-El-Bachir, situé à quelques encablures de l’est d’Oran.
Jusqu'en 1830, les Beys firent d'Oran leur capitale au détriment de Mascara.
Période française
- La ville de 10 000 habitants est encore possession de la Sublime Porte (Empire ottoman) lorsqu'une escadre sous les ordres du capitaine de Bourmand s'empare de Mers-el-Kébir, le 14 décembre 1830.
- C'est dans une cité en ruine et misérable, peuplée de 2750 âmes, que, le 4 janvier 1831, s'installent les Français commandés par le général comte Denys de Damrémont. Dès septembre 1830, un commissaire du Roi, faisant fonction de maire, est installé à Alger. En septembre 1831, le général Berthezène nomme à Oran, avec les mêmes attributions, M. Pujol, capitaine de cavalerie en retraite, blessé à la main droite sous l'Empire. L’une des premières mesures de l’administration militaire française fut de faire raser toutes les habitations et autres masures qui masquaient les vues du cote de l’est, entre Château Neuf et le Fort Saint Philippe. On fit de même, par la suite, pour tous les gourbis qui, du cote du Ras El Ain, pouvaient favoriser des embuscades et permettre a des assaillants de se glisser jusqu’aux remparts de la ville.
- En 1832, à la tête de cinq mille hommes, un jeune Emir répondant au nom d'Abd El-Kader marche sur Oran. Dans le découpage administratif de l'état de l'émir Abdelkader, Mascara est la première capitale Ensuite c'est Tagdempt (smala), Le premier Khalifa de la circonscription de Mascara, C’était Mohamed Benfreha Al-Mahaji.
- En avril 1833 ; à la suite d'un dissentiment avec le duc de Rovigo, commandant en chef, le général Boyer, qui vient d'enlever Arzew, quitte Oran et est remplacé par le baron Louis Alexis Desmichels. La ville, attaquée par Abd el Kader, tient bon.
- 1834 : Traité avec les français, Ce traité fut signé le 24 février 1834, Zmala oua Douaires, source de conflit qui a abouti a l'accord du Figguier (El- Kerma) entre les Aghas Mustapha Ben Ismaiel, l'Agha Kadour Ben El Morfy et l'Agha Benaouda Mazari d'un cote et le général Clauzel de l'autre car ces tribus ont refusé de payer la zakate a l'Émir Abdelkader. l’ Aghalif des Zmalas englobe deux tribus : les Zmalas dits les Hemyans qui vivent dans les regions d'El-Melah , Jadis , Hassi El Ghella et Ouled Chentouf. La deuxième tribu fixée dans la région de Hammam Bouhdjar , Tamezougha , Oued Sebbah , Douare Djaafra et Douar Chaiba . De l’époque berbère (Mérinides) et pendant l’occupation française, cette tribu était divisée en deux groupes : Les Tenazet a l’est et les Meftah a l’ouest.
- Parmi les tribues qui vivaient à Oran, El Gherabas qui sont des nomades (aamer) Ont les appelez a cette époque hemyans. Et qui sont issus de région située entre Sig, Oggaz et Zaghloul, région qu’on trouve au sud est d’oran.
- 1836 : Le général de Létang transforme les glacis du Château-Neuf en une promenade qui porte son nom.
- Au début de 1837, le général Bugeaud débarque à Oran pour négocier un nouveau traité (la convention de la Tafna, 20 mai) avec l'émir Abd El-Kader. Le 14 novembre, l'émir signe un traité avec Desmichel, qui reconnaît son autorité sur l'ouest de l'Algérie, sauf Oran, Mostaganem et Arzew.
- 1840 : Le général Lamoricière voulut débarrasser les abords de la place Kléber des habitations indigènes, car la vieille ville était considérée comme un quartier européen. Il fixe alors cette masse flottante originaire des tribus des Al Mahaja, Gharabas, Ghoualem et Zmala. 1845, au Village des djalis situé sur un emplacement revendiqué par le domaine entre la lunette saint-André, le cimetière juif et celui de sidi Bachir. le général Lamoricière a créé le premier quartier d’Oran principalement habité par des étrangers, des proscrits, des renégats et en particulier les hommes de couleur,d'où l'appellation (Village Négre). C’est en 1887 que les indigènes des banlieues ont habité le quartier de nouveau, telles les tribus : El-Gherabas, El-Ghoualem, Al-Mahaja Et Zmala, le quartier est devenu M’dina-Jdida (ville nouvelle). Ce village a constitué le principal centre d'agglomération des musulmans algériens dans la ville d'Oran.
- 1845 : Hôpital Baudens, est le premier hôpital militaire construit par les français et ouvert au public en 1849.
- 1847 : Suite à une sécheresse dramatique de plusieurs mois, une terrible épidémie de choléra frappe et décime une large part de la population d’Oran.
- À partir de 1848 : Oran devient préfecture du département homonyme. Création du petit bassin du Vieux Port (quatre hectares). Un hôpital civil est édifié.
- 1849 : Construction de la chapelle de la Vierge pour se proteger du choléra.
- 1856 : création du Village Louremel (El Amria) par décret de L’empereur Napoléon III, Le village européen prendra officiellement le nom de louremel.
- La gare d'Oran a vu le jour par décret impérial. Le 8 avril 1857 naissait la ligne ferroviaire Alger - Oran .
- Les membres du premier conseil général d'Oran, nommés par l'empereur Napoléon III, se réunissent le 5 décembre 1858 à la préfecture, sous la présidence de Jules du Pré de Saint-Maur.
- 1866 : 25 juillet. Création du diocèse d'Oran.
- 1870-22 septembre : Saint-Denis du Sig deviendra une commune de plein exercice, qui a élu le premier maire.
- 1880 : La Maison BASTOS, manufacture de tabacs construite vers 1880 a Oran. Elle est considérée comme la première industrie naissante dans la ville. Sans oublier la cimenterie de la Cado, la premiere grande usine de l'industrie oranaise.
- 1880 : Début de la construction de la Grande synagogue d'Oran. Oran connaît une grande extension à partir de la place d'Armes. Le ravin de l'Oued Rouina est comblé. La synagogue d’Oran est sur boulevard Maata (ex boulevard Joffre). Ce lieu de culte est devenu, en 1975, la mosquée Abdellah Ben Salem ,celui-ci était un riche juif médinois qui se convertit a l'islam et resta fidèle a sa nouvelle foi en dieu jusqu'à la fin de sa vie. Le premier imam fut cheikh Zoubir Abdelkader.
- 1881 : Apparition des premiers omnibus traînés par deux chevaux.
- 1886 : Inauguration de l'hôtel de ville.
- 1887 : Le lycée Pasteur ouvrit ses portes a Oran en 1937. Le lycée devint de ce fait, par rapport au nombre d'élèves ,l'un des plus grands lycées français.
- 1892 : dans les jardins de l’orphelinat de Misserghin. Le père Clément va récupérer les fleurs de L’arbre et en faire un semis. La clémentine est née. Elle recevra son nom officiel en 1902 par la société algéroise d’agriculture.
- 1896 : il y avait 15.524 Marocains en Algérie, le département d’Oran regroupait 11.820 .le nombre de Marocains dans le département d’Oran en 1936 est de 19.902, dont 4.395 vivaient dans la ville d’Oran.
- 1899 : Premiers trams électriques desservant la ligne de chemin de fer dite (Bouyou-You) et qui reliait la ville d’Oran au village de (Hamam Bouhadjar).
- 1900 : Le seuil des 90 000 habitants est atteint.
- 1903 Avril : Kamile Loubet Président de la République Française En visite à Oran.
- 1907 : Édification du théâtre.
- 1909 : 14 décembre : sur un terrain de la Sénia, Julien Serviès effectue le premier vol retentissant en Oranie, avec un monoplane Sommer. Le 9 janvier suivant, un grand meeting rassemble quarante mille personnes, toujours à la Sénia, en présence du Maréchal Lyautey.
- 1912 : Ouverture de la première école coranique libre et moderne de Cheikh Tayeb Al-Mahaji (Zaouyet si Tayeb Al-Mahaji) à Oran M'dina-Jdida (Tahtaha). Après sa mort le 17 octobre 1969 il fut enterré au cimetière Moul-Douma a Oran, il léguera un patrimoine culturel de grande valeur dont les œuvres traitent d'histoire, de linguistique et des sciences religieuses.
- 1913 : Ouverture au culte de la cathédrale du Sacré-Cœur.
- 1927 : On construisit vers la fin des années vingt le lycée Ardaillon aujourd'hui baptisé (Benbadis).
- 1930 : Création de nouveaux quartiers, moins denses et plus luxueux, achevant l'urbanisation de la première couronne, dans sa partie orientée vers l'intérieur du pays ; ces quartiers sont Gambetta supérieur, Bon Accueil, les Castors, Médioni, Boulanger, Cité Petit… Ce développement se poursuit tous azimuts avec la création de quartiers encore plus somptueux, débordant la première couronne (quartier de Saint-Hubert, Les Palmiers, Point du Jour, Gambetta…).
- 1930-32 : Oran-La Sénia est l'aérodrome utilisé sur lequel sont établis plusieurs records mondiaux de durée et de distance en circuit fermé.
- 1931 : CDJ. Est Le premier club d’oran vainqueur de la coupe d’Afrique du Nord de Football.Cette coupe est crée en 1930 sous l’égide de la FFF, cette compétition qui prend pour modèle la coupe de France rassemble de nombreux clubs des cinq ligues d’Afrique du Nord. CDJ (Club des joyeusetés) du quartier Derb qui joue au stade du Calo.
- 1932 : commence la construction d’une route longeant la corniche partant de la petite anse du Fort Lamoune, anciennement appelé (Bordj El-Houdi), contournant la pointe au-dessus de ce promontoire, pour gagner à flanc de montagne Sidi Dada-Youb, la rade et le fort de Mers El-Kèbir, soit plus de six kilomètres, dont 2 Km 400 furent taillés dans le roc. La route fut achevée en avril 1835.
- 1935 : Construction par Vincent Monréal du stade qui porte son nom, Appelé par la suite stade (Habib Bouakeul)
- 1935-1939 : Djenane Djato Une vaste zone occupée par d’anciens vergers. Servait d'espace vide entre les quartiers de M’dina J’dida El Hamri et Medioni. Elle était libre de toute construction au début des années trente, hormis un mausolée abritant la tombe de Sidi Khrouti Belmekssoud Al-Mahaji, La première édification fut la prison civile d’Oran. sans oublier l'ancienne prison d'oran qui s'appelait alors Bab El Hamra situé au quartier les planteurs.
- 1937 : Médersa El-Falah L'association El-Falah a été créée sous l'égide de Cheikh el Miloud Al-Mahaji, ce Travail exaltant et de longue haleine fut entamé par la construction de la premiére Medersa libre (El-Falah) de Medina J'dida (Tahtaha).mort en 2001 ,il fut enterre au cimetiére de Ain Beida a Oran. Cheikh Miloud Al Mahaji, le premier étudiant de l’ouest algérien du Cheikh Abdelhamid Ben Badis à Constantine.
- 1940 : Début de la construction de la nouvelle préfecture.
- 1940 : 3 juillet : la flotte française de l’Atlantique basée à Mers el Kébir, est bombardée par la flotte britannique, en provenance de Gibraltar, entraînant la perte de trois cuirassés : le Dunkerque, le Provence et le Bretagne. Mille deux cents marins périssent.
- 1941. 14 janvier : Le prix Nobel de littérature Albert Camus arrive a Oran avec Francine Faure, la jeune Oranaise qu'il épousera a Lyon en France a l'age de 28 ans, il s'installe a présent avec sa femme dans un appartement prêté par sa belle-mère Christiane sur la Rue d'Arzew (actuellement Larbi Ben M'Hidi).
- 1941 : les jeunes juifs d'Oran frappés par le numerus clausus imposé par le gouvernement de Vichy, quittent l'école francaise. André Benichou ouvre sa fameuse école privée ou a enseigné Albert Camus.
- 1942 : 8 novembre : prélude au débarquement en Italie ; c'est au tour des Britaniques et des Américains de débarquer à Arzew et sur les plages des Andalouses, les troupes (pétainistes) du régime de Vichy pro-allemandes, procédent a des tirs a partir des batteries de gambetta. Le 10 novembre, Oran capitule, Le commandant en chef des troupes américaines était le général Eisenhower.
- 1942: Blaoui El Houari, lors du débarquement Américain à Oran, il fut engagé comme pointeur aux docks du port. Sans oublier que Ahmed Zabana fut l’ami d’enfance du grand cheikh de la chanson oranaise, il puisera dans le répertoire des vieux bédouins Oranais. ses maitres seront cheikh el khaldi, cheikh Madani et Mostefa Ben Brahim. Blaoui El Houari lui-même un révolutionnaire qui fut incarcéré en prison qui est située dans une ferme utilisée comme camp de concentration (ferme Cola) a SIG aujourd'hui occupée par une fabrique de chaussures, et ce durant la guerre de libération (1954-1962).
- 1943 : Le Café El-Widad a été crée par un groupe de militants nationalistes en plein centre ville européen d'Oran, Cet établissement jouera un important rôle dans le développement du patriotisme algérien. Au fil du temps, il devient un centre de regroupement des différentes tendances représentatives des partis de l'époque.
- 1945 : Durant les évènements du 8 mai 1945, La Médersa El-falah d'Oran dirigée par cheikh el miloud al-mahaji et de ses proches collaborateurs du comité de la médersa, par le dynamisme de setti ould kadi (Caida Halima) et Kheira Bent Bendaoud, une commission fut installée. Elle sera à l’avant-garde en menant des opérations humanitaires et de solidarité envers les orphelins de la région de Sétif. elle organisera le placement d’une trentaine d’orphelins dans l’ouest du pays et notamment dans la ville d’Oran.
- 1946 : El-Jrad a Oran, au printemps le ciel s'assombrit subitement. Une tempête de sauterelles s'abat sur les toits, se rue sur les arbres et les espaces verts, tout devient noir.(aame jrad)
- 1947 : Oran est devenue la ville de la peste ce qui a inspiré a Albert Camus son fameux livre (la peste) ,sachant qu'il est natif de Mondovi, actuellement appelée Dréan ville appartenant a la willaya d'el-taraf de l'extreme Est algerien.
- 1948 : Dar El-Chakouri il y avait un édifice de style hispano-mauresque d’une grande beauté architecturale construit en 1948, Cette institution était la maison des combattants musulmans (Dar El-Askri), soldats de l’armée française libérés a la fin de la seconde Guerre mondiale (1939-1945) Elle possédait un service administratif pour les pensions, un service d’aide sociale, un service de l’état civil.
- Un événement survint en 1948, à Oran, qui mit aux prises les deux communautés juive et musulmane. Ce fut la création de l’Etat d’Israél par les Nations unies. A l’occasion de la célébration de la Paque juive, en avril 1948 en sortant du cimetière juif de la Ville Nouvelle. Des bagarres éclatèrent, faisant de nombreuses victimes. Depuis, cette nouvelle situation engendra une profonde déchirure entre les deux communautés d'Oran.
- 1949 : la construction du front de mer
- 1949 : avril, dans un hôtel d’Oran « Hôtel de Paris » Ahmed Ben Bella, Hocine Ait Ahmed deux responsables de l'os du PPA en compagnie de Hamou Boutlelis avaient préparé l’attaque de la poste d’Oran.
- 1950 : Oran compte 256661 habitants. La population oranaise originaire d'Espagne est estimée à 65 % du total des Européens, eux-mêmes plus nombreux que les musulmans.
- Le Grand Casino, est Ce fameux cinéma qui a été reconverti en 1950 en garage pour véhicules appelé le ( GARAGE DE LA PAIX).
- 1952 : la ville d’Oran est marquée par de profondes mutations dont la plus importante fut celle de l’approvisionnement en eau douce. Vieux projet du maire d’Oran, entamé par l’abbé Lambert dans les débuts des années quarante, Mais c’est sous l’autorité de monsieur Henri Fouques-Duparc, le maire d'Oran, qu'il fut réalisé.
- 1952 : Ouverture de la Cantine Scolaire par le maire d'Oran Fouques-duparc.
- 1953 : Ouverture du Grand Marché Sidi Okba a M'dini Jdida par le maire d'Oran Fouques-duparc.
- 1954 : le martyre Ahmed Zahana (Zabana) a tenu une réunion avec son groupe de combattants au cours de laquelle furent réparties les missions et définis les objectifs ainsi que le point de ralliement à Djebel El Gaada, a Ghar Boudjelida (grotte de chauve souris) qui se trouve dans le douar chorfa a El Gaada (banlieue d'Oran) qui était le P.C. du commandement de la ville d'Oran pendant la révolution (Willaya v).Son oublier que El Gaada et le premier village de la banlieue d’Oran situe à 39 Km au Sud-Est et S’étalent sur une superficie de 5000Ha.
- 1954 : la bataille de Ghar Boudjelida, le 8 novembre 1954 au cours de laquelle Zabana fut capturé par l’ennemi colonialiste après avoir été atteint de deux balles. Zabana le premier martyre qui fut transféré vers la prison Barberousse (Serkadji) pour être guillotiné.Ahmed Zahana (Zabana) Descendant de l'un des Tribus de Al-Mahaja. Les habitants de ces villages sont tous des descendants des Al Mahaja et des Régions.De Oued Tlelat, El Gaada, Zahana, El Ksar, Djennene Meskine et La Cado.
- 1954 : le 8 novembre, Zeddour Mohamed Brahim Belkacem (fils de Si Tayeb Al mahaji), l'un des "cerveaux" de la révolution algérienne,fut arrêté par les forces de répression quelques jours seulement aprés son retour d'Egypte ou il était étudiant et en même temps l'un des animateurs directs du mouvement nationaliste au Caire.Il est le premier martyre-étudiant de la révolution. En effet, Il succomba à Alger,quelques jours aprés son arrestation,sous la torture par les agents de la DST. BelKacem fut enterré dans une fosse commune dans le cimetière chrétien de fort-de-l’eau aujourd’hui appelé (Bordj El Kiffan).
- 1954 : ouverture des abattoirs municipaux sur la zone industrielle de Saint-Hubert, On abattait le matin de bonne heure les bêtes, bovins,moutons et chèvres destinés a la consommation de la population Oranaise. Sans oublier les abattoirs les plus anciens d’Oran situés au quartier St-Eugène.
- 1956 : Février, le FLN lance un mot d’ordre de grève, A Oran ce sont les dockers, en grande majorité des musulmans, constitués en un puissant syndicat affilié a la CGT QUI donne le départ au mouvement le 2 février et décide de se rendre en cortége, de la ville arabe jusqu'à la préfecture.
- 1956 : le préfet d’Oran (Igame) Lambert procéda à la fermeture de la medersa el-Falah qui devint un centre de tortures et d’interrogatoire de l’armée française durant la révolution.
- 1957 : Driche Ahmed Tidjani (Ahmed Wahby), Il rallie la troupe du FLN avec laquelle il sillonne les capitales de l’ex-bloc socialiste, de la majorité des pays arabes et de l’Asie (Chine notamment). Devant les djounouds des camps des frontières Est, il chante (El Djoundi). Après l’indépendance du pays, il compose et enregistre bon nombre de ses œuvres clés.
- 1958 : Construction du stade municipal baptisé "Fouques-Duparc", d'une capacité de quarante-cinq mille places. Et l'inauguration du stade par Un Grand match de gala opposant RÉAL MADRID (ESP) – STADE DE REIMS (FRA), Real Madrid est champion d’Europe, Reims est champion de France. Le stade municipal appelé par la suite stade du 19 juin aujourd'huit rebaptisé stade zabana.
- 1958-2 janvier : Ali Cherif Chriet, le dernier chahid à être exécuté par la guillotine.
- 1958 : 6 juin : visite du général de Gaulle a Oran.
- 1960 : Construction du plais des sports baptisé par le maire d’Oran fouques-duparc.
- 1960 : Premières barricades.
- 1961 : Août : apparition de l'O.A.S.. Les statistiques donnent à Oran 400 000 habitants : 220 000 Européens et 180 000 musulmans. Le couvre –feu est décrété a 21heures. La ville est partageé en deux. Le F.L.N contrôle les 180 000 musulmans de la ville nouvelle, des faubourgs Médioni, Lyautey, lamure et petit lac sur lesquels flotte le drapeau vert. L’O.A.S contrôle les quartiers du centre, Gambetta, Eckmühl, Saint-Eugéne et la Marine.
- 1962 : Recrudescence des attentats. L'un des chefs de l'OAS, Edmond Jouhaud, est arrêté le 25 mars. Juin : incendie du port. Dix millions de tonnes de carburant en feu obscurcissent le ciel de la ville. Massacre du 5 juillet 1962. Fin de la présence française.
- 1962 : le 5 juillet (Fête de l'indépendance), la tragédie oubliée de l’enlèvement et de l’assassinat par le FLN dans des conditions insoutenables de plusieurs milliers de Pieds Noirs.
- 1962 : Place jean d’Arc la statue a été rapartrieé après l’indépendance à Caen.
- 1962 : Septembre Medersa el-Falah réouvre ses portes afin de donner de nouveau de l’enseignement religieux. Beaucoup de medersa annexe El-falah fut créées dans la ville d’Oran (el-hamri, Sidi-El-Houari et Carteaux)
- A la fin des années soixante, le célèbre hôtel Le(Martinez) dont la construction remonte au XIX siecle, a souffert des glissements de terrains ce qui a incité les autorités a sa demolition pure et simple.
- Les Saints patrons (Aoulias) de la Ville d’Oran, Sidi El Bachir, Sidi Mokhtar, Sidi El Hasni, Sidi Snousi, Sidi Mokhfi, Sidi El Houari, Sidi Bennacef, Sidi Blel, Sidi Abdelkader Moul-Douma, Sidi Ahmed El K’bayli, Sidi Abdelbaki Benziane, et la grande Zaouïa d’Al Mahaja, On les appelle les quarante chachia qui veut dire (40 Goubba).
Vie administrative, touristique et économique (Oran aujourd’hui)
Au lendemain de l'indépendance, les plans d'équipement des communes, le plan triennal et le premier quadriennal eurent très peu d'influence sur l'extension et l'urbanisation de la ville, vidée de la majorité de ses habitants ; on y acheva les programmes du plan de Constantine et on reconvertit quelques espaces militaires en équipements universitaires. En matière de transports, Oran devrait disposer dans cinq ans d'un tramway permettant de réduire sensiblement la circulation automobile dans la ville.
C'est avec le deuxième plan quadriennal, le PMU en 1975 et le PUD en 1976, que l'urbanisation allait prendre un nouvel essor, sous les mêmes formes et axes que ceux tracés pendant l'époque coloniale : on assiste à la poursuite du même type d'urbanisation ; malgré l'énorme effort de construction, les résultats et les tendances sont les mêmes que ceux hérités de la période française. De 1978 à 1991, le développement urbain est marqué par :
- L'urbanisation de la deuxième couronne, achevée en 1986, par la construction des ZHUN et de quelques lotissements.
- L'extension vers l'est.
- La marginalisation de la zone ouest (Planteurs, Ras El Ain et Sidi El Houari).
- Le dépérissement du tissu urbain.
- L'absence de planification urbaine et la poursuite de l'exclusion des populations vers les agglomérations périphériques.
- La conurbation d'Oran avec quelques agglomérations de création coloniale récente (Alberville, Fernanville, Bir El Djir).
Il n'est pas inutile de relever tout de même que le peu de maîtrise de la croissance urbaine, conjuguée à une gestion maffieuse du foncier, une politique prédatrice de l'espace urbain et ajoutées à l'incompétence aussi bien des élus locaux que de l'administration locale, sont autant de facteurs qui ont hypothéqué pour trés longtemps la vocation supposé de métropole méditerrannéenne d'Oran.
Force est de reconnaître que la ville d'Oran est aujourd'hui une "agglutination" de bâtis embourbée dans des problèmes insolubles d'urbanisme,de circulation, de transport, de viabilisation, d'infrastructures, de vieux bâti, de bidonvilles, autant de problèmes sources de fléaux sociaux: criminalité, délinquence, prostitution, drogue... La "ville" d'Oran est devenue l'exemple-type du fameux concept de "rur-bain", une ville, en fait, qui a perdu son âme et sa culture sous le diktat de ceux, par centaine de milliers, qui l'on envahi depuis quarante ans !
Arrondissements et Quartiers historiques
Les arrondissements sont au nombre de douze (appelés aussi "secteurs urbains"), chaque arrondissement ou secteur ayant sa propre antenne communale, administrée par un délégué communal élu, et qui gère les affaires administratives, techniques, politiques et sociales. Le quartier historique par excellence est "Sidi El Houari" qu'on appelle aussi "les bas quartiers". Il est en effet considéré comme "le vieux Oran" et recèle à ce jour l'empreinte des diverses occupations qu'a connues la ville (espagnoles, othomanes, française). Ce quartier, d'une trés grande beauté, gagnerait cependant à être restauré avant qu'il ne soit trop tard.
1er arrond. : Sidi El Houari (St Louis, El-Derb, Casbah, El Marsa, Vieux Port)
2e : Sidi El Bachir (St Charles, Plateaux, Mdina Jdida)
3e : Ibn Sina (Victor Hugo, Cavaignac, Delmonte)
4e : El Makkari (St Eugène, les Castors, Petit Lac)
5e : El Hamri (Medioni, Lyautey, Lamur, St Hubert)
6e : El Badr (Boulanger, Magnan, Choupot, Sananès)
7e : Es-Seddikia (Gambetta, Carteaux, Point du Jour, les Falaises, les Castors)
8e : El Menzeh (Canastel, Ibn Rochd)
9e : El Amir (Miramar, Bel Air, St Pierre)
10e : El Othmania (Maraval, Cuvelier, les Palmiers, les Glycines)
11e : Bouamama (Cité Petit, Planteurs, les Amandiers, Yaghmoracen, Ras El Aïn)
12e : Es-Saada (Ekhmühl, St Antoine)
Sidi El Houari
Le quartier historique est un faubourg au nord de la ville d'Oran. On y trouve l'ancien lycée Saint-Louis, ainsi que la vieille mosquée du Pacha datant du XVIIe siècle. Dans ce quartier repose la dépouille du saint patron de la ville au nom de Sidi El Houari (m’rabet) par son vrai nom Ben-Amar El houari. Né en 1350 à Bellevue (près de Ain Tadless) willaya de Mostaganem à l’âge de dix an, ce grand imam a appris déjà par cœur le Coran et avait acquis par cela même le titre de Hafid venu à Oran chercher des grands théologiens de l’islam pour Étudier lés sciences coraniques dans les zaouiats des chorafas de Al-Mahaja.il se rendit a la Mecque, de retour il s'est installé definitivement a oran ou il ouvrit une Médersa d'enseignement coranique. Il est mort le 12 septembre 1439 au mausolée qui Fut édifié en 1793 par le Bey ottoman appelé (le borgne). C’est dans la vieille ville (casbah) qu'il fut enterré dans le quartier les planteurs qui porte son nom (sidi el-houari). présentement, Sidi El Houari est historiquement le 1er centre ville d’Oran, il regroupe plusieurs sites et monuments classés. Ce quartier est ainsi considéré comme un symbole de passage de plusieurs civilisations : turque, espagnole et française. Il se situe à l’Ouest de la ville d’Oran entre le versant est du mont Murdjadjo,et le vieux port. D'autres curiosités touristiques : l'ancienne préfecture du boulevard Stalingrad, des vestiges espagnols datant du (XVI)siecle, et surtout le palais du Bey d'Oran.
Agglomération oranaise
La métropole oranaise comporte plusieurs communes.
Mers-El-Kébir
Cette commune se situe au Nord-Ouest d’Oran à quelques 7 km du centre ville. Elle est également une base maritime et une station navale, siège de la marine nationale algérienne. Très jolie commune.
Aïn-El-Turck
La commune d'Aïn-el-Turck se situe également au Nord-Ouest d’Oran à 15 km du centre. Une station balnéaire qui comprend plusieurs édifices hôteliers et complexes touristiques. Le paysage de cette commune ne cesse de s’améliorer grâce aux nombreux projets entrepris : réseau autoroutier, stations balnéaires, hôpitaux, etc. À 8 km de la commune : la station balnéaire les Andalouses.
Es-Sénia
Cette commune se trouve au Sud d’Oran à 07km du centre. Elle abrite des zones industrielles, plusieurs instituts universitaires (université d’Oran-Es-Sénia, Institut de Communication, ENSET « École Normale Supérieure », CRASC « Centre de recherches en sciences sociales », etc.) et l’aéroport international.
Bir-El-Djir
Cette commune dépend de Bir-El-Djir et compose la banlieue Est d’Oran (en dehors des arrondissements). C’est le futur cœur battant de l’agglomération oranaise. Elle englobe plusieurs édifices qui sont les sièges d’entreprises avec une architecture moderniste (Sonatrach, en construction), le nouveau CHU « 1 Novembre 1954 », le Palais des Congrès, l'Université des sciences et de la technologie (conçue par l’architecte japonais Kenzo Tange (1913-2005)), l'Institut des sciences médicales, et la Cour de Justice.
Bir-El-Djir
Cette commune est l’extension urbaine à l’est de la ville d’Oran, à 8 km du centre, avec une population de 118.000 habitants et le projets : Stade Olympique de 50.000 places. Elle portait le nom d'Arcole à l'époque coloniale, elle n'était que terre agricole avant, depuis la fin des années 80 et le début des années 1990 , la crise du logement a permis la construction sur ces terres à la base destinées à l'agriculture,
Misserghin
C'est une petite ville paisible à l'extrême Ouest de la métropole, ayant ses fans Misserghin et ses tour-opérateurs Misserghin-Tours afin de promouvoir le tourisme dans la région radieuse et verdoyante de cette localité. ...
Musique Raï
Oran est la capitale du raï, cette musique originale qui mêle instruments traditionnels et électroniques, au même titre que l'interpénétration de la joie de vivre et de la mélancolie (chagrin d'amour, alcool, misère). Le raï a longtemps été considéré comme une musique vulgaire, on ne pouvait décemment l'écouter en famille, comme le chant andalou ou chaabi. De ses origines, le raï garde encore l'âpreté des quartiers chauds d'Oran, de Relizane ou de Sidi-Bel-Abbès. Pour le citadin de Tlemcen ou Mostaganem, le mauvais goût, celui des mauvais garçons et des filles perdues, des déracinés envahisseurs des villes, perce à travers chaque note, chaque intonation, chaque mouvement. Il n'y voit que grossièreté et triomphe de l'instinct sur l'âme. Ceci explique son refoulement. En effet, le raï est le chant des jeunes, les chebs; ils sont des quantités en Algérie: cheikh Fethi, le maître de la chanson raï, Cheb hamid, Cheb Tahar, Cheb el Handi,Houari Benchenet, Cheb Hasni (assassiné à Oran en février 1995), Cheba Fadila, Cheb Khaled, Cheb Mami, Cheb Sahraoui, Chaba Zahouania, etc. Beaucoup quittent le pays ne comprenant pas pourquoi eux, qui sont au cœur des frustrations de leur peuple, sont devenus des cibles. On notera également le restival du Raï qui se tient chaque année à Oran au début du mois d'août.
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